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G3/ Chapitre 23 - Un nouveau départ

  • Photo du rédacteur: Nathalie986
    Nathalie986
  • 13 déc. 2025
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 déc. 2025


Michel avait posé définitivement ses valises à la maison, il y a quelques mois déjà, et son arrivée avait transformé notre quotidien. Il avait su trouver sa place auprès des enfants, s’immisçant tout naturellement dans notre petite routine. Sa présence était apaisante, et la maison semblait soudain plus pleine, plus vivante. Les rires résonnaient plus fort, les repas s’éternisaient autour de discussions animées et de petits jeux improvisés. Nous avions tous trouvé un certain équilibre, un bonheur simple, à quatre puis à cinq, chacun apportant sa touche à l’harmonie familiale.

L’un des premiers grands événements après cette nouvelle installation fut l’anniversaire de Coline. La famille s’était réunie autour d’un gâteau décoré de confettis.


Coline avait fermé les yeux et fait son vœu avec sérieux, puis elle avait soufflé ses bougies d’un coup, sous les applaudissements de tous. Elle rayonnait, heureuse d’avoir grandi et d’avoir rattrapé ses frères. Jace et Philippe, qui avaient toujours pris soin de leur sœur, multipliaient les blagues et les gestes tendres à son encontre. J’étais tellement fière de mes enfants.


Avec l’arrivée de Michel, les soirées avaient pris une couleur différente. Souvent, après le repas, Jace jouait de la guitare. Il jouait doucement, les doigts courant sur les cordes, tandis que Coline, absorbée, restait plantée devant son ordinateur, perdue dans ses mondes virtuels. Elle levait la tête, de temps en temps, et répondait, par un hochement de tête à une question que je lui avais posé et dont je ne savais même pas si elle l’avait entendue. Pourtant, ces moments simples et silencieux, m’étaient précieux. C’étaient des moments suspendus, des parenthèses de douceur dans le flot du quotidien.


Michel s’était aussi investi auprès des enfants. Dès que les devoirs surgissaient, il prenait sa casquette de pédagogue, patient et encourageant. À trois contre un, ils le mettaient à l’épreuve, mais il relevait le défi avec brio. Les éclats de rire fusaient, les crayons volaient parfois, mais au bout du compte, ils progressaient ensemble, apprenant autant sur les mathématiques que sur l’art d’être une famille soudée. Je me surprenais souvent à les observer, le cœur gonflé de gratitude et de tendresse.


Un samedi, les garçons décidèrent d’emmener Coline à l’espace créatif d’Evergreen pour qu’elle se détache, le temps d’un après-midi, de son ordinateur. Elle traîna les pieds, râlant sur le chemin, peu convaincue de l’intérêt de la sortie.


- Je ne comprends pas bien pourquoi vous m’avez emmenée ici. Ce n’est pas mon truc, l’art. Et j’avais prévu de créer un mod pour mon jeu !

- Arrête de râler et profite ! Tu vas peut-être rencontrer des vraies personnes.


Et alors qu’elle s’ennuyait ostensiblement, un jeune homme excentrique s’approcha, multipliant les compliments farfelus et les questions improbables. Gênée et agacée, Coline lança un regard de détresse à ses frères. Jace et Philippe remirent gentiment le jeune homme à sa place et celui-ci s’éloigna.


- Vous comprenez pourquoi je préfère mes amis virtuels, maintenant ?


Philippe proposa de quitter l’espace de création et les deux frères firent découvrir à Coline, leurs coins préférés et les recoins fleuris.


Ils se promenèrent un instant sur l’esplanade construite à l’emplacement de l’ancienne voie ferrée, puis se posèrent sur les fauteuils installés là, pour discuter. Coline finit par se détendre, laissant éclater plusieurs rires sincères au fil de leur conversation.


Le retour se fit plus léger, et, même si elle avait hâte de retrouver son univers virtuel, ma fille apprécia de marcher sur les fresques colorées, et elle remercia, à demi-mot, ses frères pour cette escapade inattendue.


Les semaines passèrent. Un matin, alors que les enfants étaient partis au lycée, Michel me prit la main, son regard plongé dans le mien, puis il s’agenouilla tout simplement. Sans fioritures, il me demanda si je voulais l’épouser. L’émotion me submergea, les larmes aux yeux, j’acceptai en riant, incapable de contenir mon bonheur.

La nouvelle fut accueillie, le soir venu, par de grands cris de joie de la part des enfants, et elle fut fêtée comme il se doit, dans la chaleur de notre foyer.


Nous décidâmes d’une cérémonie intime, rien que la famille, dans notre jardin, sous la même arche qui avait vu le mariage de mes parents. Jace avait joué une mélodie à la guitare, Philippe avait tenu le coussin des alliances, le regard embué, et Coline, radieuse dans sa robe saumon, lu un poème qu’elle avait écrit en secret. Puis ils s’étaient, tous les trois, rapprochés de la balançoire pour suivre le dénouement de la cérémonie, et attendre notre baiser.


Michel et moi, entourés de nos enfants, nous sommes promis de prendre soin les uns des autres, quoi qu’il advienne. Ce fut un moment d’une simplicité bouleversante, où chaque sourire valait tous les discours du monde.


Je me pris à regarder, tour à tour, chacun de mes enfants, leurs visages. Philippe, assis sur la balançoire, avait les yeux qui pétillaient d’une fierté tranquille. J’entrevoyais en lui un futur créateur. Il trouverait sa voie dans la création, que ce soit d’objets ou de liens. Peut-être deviendrait-il ce pilier rassurant pour ceux qu’il aimerait.


Jace, le regard perdu dans le vague, semblait déjà rêver d’horizons lointains où la musique rythmerait ses journées. Jace était un grand rêveur. Je l’imaginais parcourant le monde, le cœur ouvert à toutes les rencontres, fidèle à sa passion et à son âme généreuse.


Coline, le poème serré entre ses doigts, me regardait avec un léger sourire sur les lèvres. Je la voyais bien imaginer de nouveaux univers à travers ses jeux vidéo et les histoires qu’elle écrivait à la maison. Je la voyais s’épanouir dans son cocon créatif, encore différent de celui de ses frères, capable de faire voyager ceux qu’elle aime sans quitter sa chambre.

Dans cet instant suspendu, je m’imaginais leurs avenirs, tous différents, mais unis par l’amour et la force que nous avions su partager.


Le temps fila, et arriva le jour où les jumeaux, Jace et Philippe, fêtèrent à leur tour leur passage à l’âge adulte. La maison résonnait de souvenirs, de photos affichées en vrac et de chansons improvisées. Une part de moi avait du mal à réaliser à quel point ils avaient grandi.


Les garçons profitèrent de cette soirée pour nous annoncer leur projet : ils avaient décidé d’emménager à Carrière Grims, pour suivre leurs rêves et bâtir leur propre chemin. Philippe voulait entreprendre là-bas, ce que j’avais réussi à Port Promise et Station Conifer. Jace avait décidé de le suivre. Coline, d’abord sous le choc, retrouva vite son sourire en les taquinant sur leurs talents domestiques à venir. Michel les félicita, fier de leur audace. Moi, j’alternais entre la joie de les voir s’envoler et la tristesse inévitable du départ.


Le matin du départ, leurs valises étaient prêtes. Philippe serra sa sœur contre lui, lui rappelant qu’il ne partait pas si loin que ça. Jace me glissa un mot doux à l’oreille. Michel posa une main rassurante sur mon épaule. Je les regardai s’éloigner, le cœur serré mais léger et, tandis que la porte se refermait sur leur départ, je me surpris à sourire, heureuse de les voir voler de leurs propres ailes.



FIN DE LA GENERATION 3


BONUS


Jace et Philippe ont eu tous deux leur diplôme avec mention


La petite famille avant le départ des garçons



Objectifs de Phoebe :


  • Installation un premier quartier à Evergreen Harbor : oui, Port Promise

  • Compléter l’aspiration éco-innovateur : Oui

  • Compléter la carrière de technicien en écologie puis la quitter dès le niveau 10 atteint

  • Obtenir un diplôme en physique : OUI

  • Avoir au moins un enfant avec les traits "fabricant", "disciple du recyclage" et "créatif", qui complète l’aspiration "prodige artistique" et continuera le challenge : OUI, Philippe

  • 2 quartiers d’Evergreen Harbor sur les 3 doivent être «modernisés» et «écologiques», grâce aux plans d’actions de quartier «initiatives écologiques» et «modernisation» : OUI, Port Promise et Station Conifer

  • 2 quartiers d’Evergreen Harbor sur les 3 doivent avoir une empreinte écologique : OUI, Port Promise et Station Conifer, empreintes écologiques positives

  • Un jardin communautaire et un espace de création doivent être placés à Evergreen Harbor : OUI, un marché à Port Promise et un espace de création à Station Conifer





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