G3/ Chapitre 22 - Une famille soudée
- Nathalie986

- 29 nov. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 déc. 2025
Les années avaient passé sur notre maison, les enfants avaient tous grandi, et nous avions appris à vivre sans Oliver. La tâche n’avait pas été facile, mais aujourd’hui, nous avions trouvé un nouvel équilibre familial.


Mon ami d’enfance, Michel, avait été un soutien sans faille, pour les enfants et moi. Il passait très souvent nous voir, m’assistait dans les corvées ménagères pour me permettre de fabriquer les objets que je mettais en vente, et il aidait également les enfants dans leurs devoirs.
Sa présence rassurante m’apaisait, et je crois que, sans lui, je n’aurais jamais sorti la tête de l’eau.

Il avait été évidemment présent pour l’anniversaire des jumeaux. Philippe et Jace n’auraient d’ailleurs même pas imaginé de fêter cet évènement sans lui.


Et puis, ce qui devait arriver, arriva. J’avais donné un double de nos clés à Michel, afin qu’il puisse venir nous voir quand il le souhaitait, sans avoir à nous prévenir avant.

Il avait accueilli la proposition avec joie, et nous avions, ce jour-là, échangé notre premier baiser, le plus naturellement du monde.
J’avais porté le deuil toutes ces années et, maintenant, je me sentais prête à aller de l’avant pour me reconstruire.

Bien sûr, nous n’avions pas mis les enfants au courant, tout de suite, de notre nouvelle relation. J’appréhendais un peu leur réaction, et je ne voulais pas les heurter en leur imposant un homme dans leur vie. Ce n’était pas très rationnel, étant donné que Michel passait beaucoup de temps chez nous, mais, cette fois, il devenait le petit ami, l’amant de leur mère, et je me demandais si mes enfants allaient l’accepter comme tel.

Pourtant, un jour, cela se fit inopinément. Michel avait passé la nuit avec moi, et était descendu très tôt pour se faire un café. Il partait toujours avant le réveil des enfants. Mais, cette fois-là, Philippe était déjà en bas. Il s’était levé de bonne heure pour réviser un examen, et était tombé sur Michel.
Mon fils avait très bien compris la situation, et en avait ri avec mon ami.
- Vous en avez mis du temps, tous les deux ! lui avait-il dit. Jace, Coline et moi, nous demandions quand est-ce que vous alliez vous décider ! »
Les enfants avaient donc tous accueilli la nouvelle avec bonheur.

J’avais proposé aux jumeaux de leur transmettre mon expérience de la machine à fabriquer, et même si Jace avait semblé intéressé, il trouvait toujours une excuse pour éviter de s’en servir. Il préférait écouter de la musique. Philippe, lui, me sollicitait toujours avec plaisir, et il progressait de plus en plus.

C’est également lui, à présent, qui se chargeait de recycler nos déchets. Il était particulièrement sensible au respect de l’environnement.

Il voulait, tout comme Jace et Coline, préserver l’empreinte écologique positive que nous avions depuis peu, à Station Conifer, et qui rendait notre quartier très agréable à vivre.
La troisième étape du plan de modernisation s’était d’ailleurs achevée quelques jours avant.

Pour fêter l’évènement, j’avais coupé mes cheveux. Ou plutôt était-ce pour changer de tête et passer un bon moment chez le coiffeur... Ces cheveux longs ne m’allaient plus du tout.

Nous passions tous nos week-ends, en famille, à l’espace création du quartier. Chacun y trouvait son compte.

Philippe apportait chaque fois, avec lui, quelques fruits du jardin, car il avait découvert la pétillerie, cette compétences qui lui permettait de fabriquer ses propres jus. Il n’était pas encore au point, mais il s’améliorait.

Jace lui, avait un jour, saisi la guitare mise à disposition des habitants, pour s’amuser. Et depuis, il semblait se passionner pour cet instrument de musique.

Coline dessinait beaucoup, plutôt par dépit, car elle aurait préféré s’amuser sur l’établi de chimiste.

Malheureusement pour elle, celui-ci était souvent occupé, et notre petit génie n’arrivait pas à y accéder.

Quant à Michel et moi, nous profitions des températures, encore douces pour la saison, pour discuter sur un banc et profiter de ces moments de calme, tout en ayant un œil sur les enfants.

En fin de journée, nous rentrions tous à la maison, et goûtions le breuvage fabriqué par Philippe.

J’avais ressorti de la cave, l’établi de scientifique qui avait appartenu autrefois à mon grand-père, et que j’avais moi-même utilisé. Coline avait sauté de joie en le voyant. Elle pourrait désormais tenter toutes les expériences qu’elle avait en tête, sans avoir à attendre que quelqu’un lui cède la place.
Ce jour-là, j’avais également remonté de la cave, la guitare de mon père, pour en faire cadeau à Jace.

J’y avais également retrouvé un vieux micro-ondes, trouvé dans une benne à ordures. J’avais passé deux jours à tenter de le réparer pour finalement identifier une panne mineure.

Le micro-ondes était à présent opérationnel, et propre comme un sou neuf, grâce à la participation bienvenue de Jace qui l’avait décapé, à la force de son poignet.

Coline avait décidé de s’occuper de nos hôtels à insectes et elle se chargeait quotidiennement des vers et des scarabées. Quant à Philippe, il avait pris mon relais pour s’occuper de la ruche, récolter le miel et la cire d’abeille.

Il avait même réussi à devenir ami avec nos abeilles.

Mes enfants étaient ma fierté. Je crois que, sans eux, je ne me serai jamais relevée de la mort d’Oliver. Ils étaient ma force, et ma fierté.

Ce soir-là, je leur avais annoncé que Michel et moi avions l’intention de vivre ensemble. Tous les trois m’avaient sauté dans les bras pour un gros câlin familial. Ils m’avaient dit ne vouloir que mon bonheur, mais je savais que j’étais à nouveau heureuse.

BONUS : Evolution de la petite famille de Phoebe





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