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G8/ Chapitre 42 - Renaître pour l'aimer encore

  • Photo du rédacteur: Nathalie986
    Nathalie986
  • 28 févr.
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 15 heures


Ce soir-là, après une journée difficile durant laquelle Rose avait tenu à s’isoler dans son refuge, Caleb la retrouva au salon en train de pleurer.


Il avait tellement de peine de la voir ainsi. Il s’approcha d’elle.


Rose ne répondit pas.


Elle releva la tête mais regarda dans le lointain.


Il la prit dans ses bras. Il était tellement soulagé. Il avait eu peur, un instant, que son amour pour lui se soit envolé


Rose sentit la chaleur rassurante du corps de son mari.


Rose réalisait, avec amertume, que Caleb avait raison.


Caleb serra se rapprocha de sa femme, la serra contre lui et l’embrassa.


Il était tellement heureux de la retrouver.


Il la fit basculer sur ses genoux.


Elle lui avait tellement manqué.


Caleb embrassa son ventre et Rose se perdait dans ses baisers. Ce ventre qui représentait tant pour lui car il était le berceau de la transformation de Rose.


Il la souleva pour mieux l’embrasser


Leurs deux corps se réclamaient, si proches l’un de l’autre, comme ils ne l’avaient pas été depuis longtemps.


Ils se souhaitaient l’un l’autre.


Sans s’en rendre compte, Caleb et Rose avaient quitté le salon pour se retrouver au pied de l’escalier.


Rose lui susurra à l’oreille des choses que seul leur amour Unique pouvait entendre. Caleb était aux anges.


La suite, tout le monde la devine. Leurs retrouvailles furent tumultueuses...


... très tumultueuses.


Et lorsqu’ils eurent fini, leurs éclats de rire résonnèrent dans toute la chambre.


Caleb refit l’amour à sa femme, à plusieurs reprises, et les deux amants retrouvèrent le ravissement d’être ensemble, et de discuter après leurs houleux débats. Rose se reprit même à demander son avis à son mari.


Rose savait que sa mère vivait avec sa tante Béatrice, dans une maison de retraite de Magnolia Promenade.

Mais Rose avait besoin de retrouver une vie normale, et d’attendre Caleb. Elle refusa sa proposition.


Cette nuit-là, Caleb redécouvrit le plaisir de dormir auprès de sa femme, et de la sentir lovée contre lui...


Au milieu de la nuit, il la retrouva même allongée sur lui.


Il ne la repoussa pas, bien au contraire. Il se sentait bien et posa la main sur elle.


Dans un demi-sommeil, Rose sentit la main de Caleb, et entendit son souffle régulier et rassurant.


Mais elle sentit aussi autre chose et se leva : son estomac était de plus en plus douloureux. Elle alla s’asseoir sur la chaise et regarda son mari dormir. Le plaid qui les recouvrait était tombé par terre. Il était beau et musclé...


Il avait l’air si serein, loin de se douter qu’elle veillait sur lui, le mal au ventre et la faim tenaillant ses entrailles. Il dormait bien parce qu’il la savait auprès de lui.


Rose le savait. Elle en était là de ses pensées quand la douleur se fit fulgurante.


Cette fois, la douleur mit longtemps à se calmer...


... et lorsqu’elle cessa, Rose se leva.


Elle enfila un peignoir et s’en fut.


Il fallait qu’elle mange. Lorsqu’elle arriva à la cuisine, elle prit un plat dans le congélateur dont elle savait qu’il était là puisque c’était elle-même qui l’y avait mis quelques mois plus tôt. Il calmerait sûrement sa faim.


Mais à la première bouchée, elle fut surprise.


Elle rajouta du sel et du poivre, puis se força tout de même à finir son assiette, se rappelant les paroles de Caleb qui lui avait dit qu’elle risquait une aversion définitive pour la nourriture humaine, si elle ne se forçait pas.


Elle prit une autre bouchée sans s’apercevoir que Caleb était entré dans la pièce.


- Tu en fais des grimaces, dis-donc !

- Oui, c’est parce que j’essaye de finir cette assiette qui a vraiment un sale goût. Tu ne dormais pas ?

- Si, mais j’ai subitement senti que tu n’étais plus là. Alors, je suis venu voir ce que tu faisais.


- Beurk ! Voilà, j’ai fini, enfin !

- Je te félicite. Ça n’a pas dû être facile.

- Une horreur. J’ai très faim. Je trouve la nourriture immonde, et même en me forçant, elle n’apaise pas ma faim.

- C’est cette phase de transition. Ton corps est en train de se préparer à ce qu’il va devenir.


- Je pourrais avaler tout le frigo !

- Tu auras beau manger, la sensation de faim ne disparaîtra pas. Mange normalement, ça suffira. Inutile de devenir le bonhomme Michelin !

- Pourquoi ? Tu ne m’aimerais plus ?

- Si, je t’aimerais. Et si tu essayais de manger un plasma fruit ?


- Comme ça ? Sans le cuisiner ?

- Oui, c’est très bon cru aussi, tu verras.


Caleb s’était levé, était parti cueillir un plasmafruit au jardin puis l’avais déposé sur la table.

- Comment je vais faire pour le manger ? C’est tellement liquide à l’intérieur que ça va couler partout.

- Il faut le boire.

- Et comment ? Tu ne m’as pas amené de verre. Tu me passes le tien ?

- Regarde à gauche de ton assiette.


Il y avait une paille suffisamment rigide pour s’enfoncer dans le fruit, dont la coque était très dure. Caleb regardait Rose se débrouiller, avec attendrissement. Elle était très sérieuse et très concentrée.

- Voilà, je crois que j’ai réussi.

- Enfonce-la un peu plus.


Elle écouta le conseil de son mari puis se mit à siroter le jus du fruit.

- Alors, c’est comment ?

- Ça va.

- Tant mieux.

- C’est meilleur que mon tajine, et ça a le mérite d’être rafraîchissant.

- Je savais que tu apprécierais.


- Mais j’ai toujours faim, et mon estomac recommence à faire des siennes.

- Ça va aller. Je suis près de toi. Et rappelle-toi que ça ne dure pas longtemps, ma douce.


- C’est vrai. D’ailleurs, ça va déjà mieux.

- Tu vois... Tu paniques beaucoup trop à chaque fois. Si tu arrivais à te détendre, je t’assure que tu aurais moins mal.

- C’est tellement violent. Comment voudrais-tu que je me détende ?

- Crois-moi sur parole, ça fonctionne.


- D’accord. Tu sais, mes douleurs sont de plus en plus rapprochées.

- C’est bon signe. Ta transformation se rapproche. Elle aura certainement lieu plus tôt que ce que je ne l’avais imaginé.


Rose changea, sans prévenir, le cours de leur conversation.

- Caleb ? J’ai une question à te poser. Avais-tu trouvé le mot que j’avais laissé à ton attention ?

- Oui. Et j’ai aussi trouvé le cristal.


- Je suis soulagée. J’avais peur que quelqu’un d’autre soit tombé dessus. Le mot et le cristal n’étaient plus dans le refuge. Où as-tu mis le cristal ?

- Nulle part. Perrine a repris le cristal lorsqu’elle est partie.

- Perrine ? Tu as rencontré Perrine ?

- Nous avons tous eu la chance de la rencontrer. Et j’ai aussi revu Cassandre, ta mamie.


- C’est extraordinaire. Je ne pensais pas qu’elles se montreraient à d’autres personnes que moi. J’avais laissé ce mot, juste au cas où, et lorsque j’ai vu la tournure que prenaient les évènements, j’ai dit à Shelby de te parler du refuge.

- Tu as très bien fait. Perrine nous a été d’une aide précieuse. J’ai fait appel à elle, après les décès de Yann et Shelby. Et elle est restée avec nous jusqu’à la fin. Je pense qu’elle voulait s’assurer que tu sois sauvée.


- Comment vous a-t-elle aidé ?

- En tout premier lieu, elle nous a permis de récupérer le pouvoir du Trio et de le rendre plus puissant.

- Cela me semble évident. Après la mort de Yann, il n’existait plus.

- Non seulement Gildas et Maxime étaient anéantis par la mort de Yann, et donc affaiblis mais, en plus, ils avaient perdu la puissance de leur pouvoir.


- Perrine a donc réuni le cercle de magie divine avec un autre, plus petit, et le cristal. C’était impressionnant. Tout le sous-sol était éclairé d’une lumière rose. Elle a entraîné Gildas et Maxime pendant trois jours, trois jours durant lesquels, nous n’avons pas pu venir te chercher.

- Trois jours pendant lesquels, le Comte m’a fait du mal.


- Perrine ne voulait pas qu’on aille là-bas. Nous n’étions pas en force et nous nous serions fait laminer. Ce n’était pas le but. Il fallait te sauver, Rose. Quoiqu’il en soit, une fois que nous fûmes prêts, Perrine est allée lancer un sort sur le manoir Straud pour que nous puissions entrer sans que personne à l’intérieur ne se doute de rien.

- Et vous avez donné l’assaut ?


- Un assaut tranquille, mais oui, un assaut tout de même. Nous étions dans les murs.

- Et ils sont tous morts ?

- Oui ma douce, ils sont tous morts. Je te le certifie.


- Steven aussi ? Tu l’as tué ?

- Ce n’est pas moi qui m’en suis chargé. C’est Landry.

- Et les autres ? Qui a tué Tonton Yann ? Et tonton Gildas ?

- Yann a été tué par Gael Kean. Et je me suis chargé de lui. Quant à Gildas, c’est Tommy Kean qui l’a tué. Et Maxime a vengé votre oncle.


Rose se rappela le jeune homme qui avait discuté avec elle dans sa cellule...

- Tommy a tué Tonton Gildas ? Il avait l’air si gentil pourtant... Il voulait m’aider.

- Rose... Ces vampires-là étaient des sanguinaires. Personne ne voulait t’aider.


Rose s’énerva.

- Et comment peux-tu le savoir ? Tu n’étais pas là.

- Je le sais. Et n’élève pas la voix contre moi.


Rose ignora sa remarque et lui envoya un regard empli de mépris. Le cœur de Caleb se noua.

- Tu le sais parce que tu as été comme eux, n’est-ce pas Caleb ?

- Oui. Et je ne le sais que trop bien malheureusement. Allons-nous remettre au lit maintenant. Tu as besoin de dormir.

Cette nuit-là, Caleb et Rose retournèrent dormir l’un contre l’autre. Rose pleura longtemps dans les bras de son mari, qui ne parvint pas à la calmer, puis elle finit par fermer les yeux, épuisée d’avoir versé trop de larmes.



Crédits Poses :

  • Rose et Caleb autour du bar : NATALIA AUDITORE

  • Rose et Caleb sur le canapé puis dans le vestibule : JOANNE BERNICE

  • Rose et Caleb dans leur lit, avec un plaid : AOIHANA



Crédits CC :

  • Chemise de nuit de Rose : DGANDY

  • Tenue de Caleb : HISTORICAL SIMS LIFE (HSL)

  • Peignoir de Rose : BEALALOALLURE




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