G8/ Chapitre 49 - Le souffle du volcan
- Nathalie986

- 6 juin
- 11 min de lecture
Lorsqu’ils revinrent de la cascade, au petit matin, ils prirent place sur la petite terrasse, car le jour se faisait de plus en plus présent.
- Notre belle nuit est vraiment terminée, n’est-ce pas Caleb ?
- Oui mais il y en aura d’autres. Plein d’autres. Je ne suis pas injuste, Rose. Je veux juste que tu vives normalement, même si tu es un vampire.

- Et tu as prévu quelque chose pour aujourd’hui ?
- Oui. Tout d’abord, il est indispensable de renouveler ton énergie car depuis que tu es devenue vampire, tu ne l’as pas fait, n’est-ce pas Rose ?

Elle n’essaya même pas de lui mentir. Elle savait que son mari n’avait pas été dupe sur ses agissements de l’après-midi.
- C’est vrai. Tu m’as percée à jour...
- Je suis heureux que tu me dises la vérité parce que je n’aurais pas accepté le contraire. Alors j’apprécie beaucoup. Et tu es bien allée dehors aujourd’hui ?

- Oui, je pensais que les voilages me protègeraient du soleil, alors je me suis assise. Cela n’a pas duré longtemps malheureusement.
- Ta peau n’est pas encore prête à cela mais nous allons y veiller. Petit à petit tu résisteras à ce soleil. En attendant, protèges-toi de ses méfaits.

- J’ai bien compris, rassures-toi.
- Alors rejoins ton cercueil et régénère ton énergie. Ce n’est qu’à ce prix-là que tu pourras faire tout ce que tu veux.

Rose alla donc se coucher sans sourciller. Non seulement elle avait compris le message de Caleb, mais celui-ci l’avait touchée.

Elle s’allongea, parée pour faire une bonne sieste.

Caleb de son côté partit une nouvelle fois à Ohan’Ali Town. Il parla, avec le barman du coin, des coutumes locales et notamment, de la fête du Kava.
- Ça a l’air vraiment sympa comme fête !
- C’est très convivial et... détendu.

Le mixologue était en train de lui conseiller de se procurer quelques racines pour en faire de délicieuses recettes, lorsqu’un autochtone entra dans le bar, et prit part à leur conversation.
- Je vous en donnerai si vous voulez. Ma femme en cultive, et elles sont très bonnes.

L’étranger était très amical, et dit s’appeler Temoe. Ils discutèrent à bâtons rompus. Il parla à Caleb de leurs moyens de transport aquatiques comme le canoë ou le scooter des mers.

Il lui conseilla aussi de visiter les plages de l’archipel, celle d’Ohan’Ali bien sûr mais aussi celle de Lani St Taz. Caleb lui proposa une bière.
- On va aller la boire dehors, dans ce cas. Ne nous en veut pas, Manu, mais nous aurons certainement plus frais dehors. Ici, ça manque d’air.

Temoe lui dit qu’il devrait emmener sa femme dans ces endroits splendides.
- Vous êtes bien venu avec votre épouse, n’est-ce pas ?
- Oui mais Rose est malade. Elle ne peut pas sortir pour le moment.
- Oh... Je suis désolé...

- Mais elle va de mieux en mieux. Nous sommes venus ici pour l’aider à guérir.
- Le climat de l’île est parfait pour toutes sortes de maladies.
- Vous vivez dans un endroit paradisiaque.

- Qu’a-t-elle au juste, votre femme ?
- Une maladie génétique rare...
- C’est grave ?
- Non, mais il faut qu’elle apprenne à vivre avec, et c’est le plus compliqué...

Caleb salua Temoe puis alla jusqu’au distributeur pour acheter quelques bricoles.

Lorsqu’il arriva chez lui, Rose dormait profondément dans leur lit. Il se demanda si elle s’était régénérée ou non, mais il décida de lui faire confiance.

Il s’assit près d’elle, attendant qu’elle se réveille. Il était content de sa rencontre avec Temoe.

Lorsque Rose ouvrit les yeux, elle avait l’air radieuse et il sut qu’elle avait obéi à ses ordres.
- Tu étais là, Caleb ?
- Oui, ma douce. Pour toi, je suis toujours là.

- J’ai l’impression d’avoir dormi une éternité.
- Il est presque dix-sept heures. Tu as dormi douze heures.
- Combien de temps es-tu restée dans le cercueil ?
- Je ne sais pas. Je me suis soudain réveillée et ensuite, j’avais encore sommeil. Tu n’étais pas rentré alors je me suis couchée ici.

Il l’embrassa sur la joue...
- Tu as bien fait de te reposer ainsi. Ça t’aura fait du bien.

- La seule chose, c’est que nous n’allons pas avoir beaucoup de temps pour ton entraînement.
- Tu veux dire que mon entraînement va empiéter sur la nuit ?

- Je n’ai pas dit cela du tout, ma douce ! Nous verrons bien comment tu avances aujourd’hui.
- Je vais avancer, je te le promets.
- Alors, on va commencer !
- J’ai le droit de prendre une douche ?

- Evidemment ! Mais rapidement, hein ? Rejoins-moi dans la salle des cercueils.

Après sa douche, Rose se dirigea vers la salle et se rendit compte, en entrant, que Caleb avait rapproché leurs deux cercueil l’un près de l’autre. Elle avança. Caleb avait aussi installé une table et deux chaise et une table d’appoint avec un ordinateur.
- Je suis là, mon amour.

Caleb se leva.
- Nous allons discuter théorie puis nous passerons à la pratique.
- Et par quoi commence-t-on ?
- Je vais d’abord te parler de ce qui me semble le plus urgent : ton intolérance au soleil. Il faut que nous progressions absolument là-dessus, si tu veux vivre une vie normale. C’est aussi important que l’interdiction de se nourrir sur un humain.

- C’est vrai. J’ai tellement envie de cette vie normale, comme tu dis
- Il y a aussi ton intolérance à l’ail. Ce n’est pas fondamental, mais je sais à quel point tu aimes l’ail, et combien tu regrettes de ne plus pouvoir me faire ce délicieux petit plat de pâtes dont tu as le secret.
- Tu me connais bien, mon amour...

- Et si jamais un humain m’attaquait avec de l’ail, je ne pourrais pas me défendre.
- Tout à fait. Être résistant à l’ail a quand même son importance.

- Je t’apprendrai aussi à utiliser notre vitesse vampirique et à voler comme une chauve-souris. Mais ça, tu en as déjà eu un aperçu, hein ma douce !
- Oui mon amour.

Rose rougit à l’évocation de ce souvenir.
- Mais si tu veux tout cela, ta priorité va être d’utiliser tes pouvoirs de vampires.
- Mais je ne sais même pas comment faire...
- Je suis là pour ça. Utiliser tes pouvoirs te permettra de gagner d’autres pouvoirs qu’il te faudra choisir le moment venu, et de gagner également en puissance vampirique.

- J’aurais le droit de les choisir moi-même ?
- C’est même essentiel. Je te dirai quels pouvoirs tu seras capable d’embrasser, mais je ne pourrai pas faire le choix à ta place. Pour l’instant, tu es un vampire néophyte mais, à chaque fois que tu gagneras un rang de vampire, tu devras choisir quels pouvoirs garder, et quels pouvoirs laisser de côté.

- A chaque étape, le dilemme sera plus grand et surtout, il te faudra aussi accepter d’acquérir des faiblesses. Tout vampire en a.
- Des faiblesses ? Mais lesquelles ?
- Tu le découvriras au fur et à mesure que nous avancerons. Je ne veux pas t’en dire plus pour le moment.

- Tu pourras m’aider à les choisir ?
- Non, en tant que Maître, je n’ai pas le droit de t’orienter, ni de t’influencer. Toi seul devra savoir ce qui est le meilleur pour toi.

- Je sens que tout cela ne va pas être évident !
- Il te suffira d’être logique pour toi-même, crois-moi !
- J’espère que je ne me tromperai pas...

- Ce ne sera pas facile mais j’ai toute confiance en toi.
- Merci Caleb.
- Ne t’en fais pas, tu finiras par gagner en confiance, toi aussi.
- Mais avant de décider quoi que ce soit, je vais devoir en passer par la pratique, n’est-ce pas ?

- Tu vas surtout devoir la réussir.
- Et si je n’y arrive pas ?
- C’est moi ton Maître. Ne l’oublie pas ! Tu vas y arriver.
- On commence quand alors ?

- Maintenant. Je vais te former à maîtriser ta forme sombre, ainsi que la vitesse vampirique. Puis nous nous entraînerons au combat.

- Comme avec Lilith ?
- Exactement comme ça.
- Mais je n’en serai pas capable...
- Bien sûr que si. Ne doute pas de toi !
- D’accord, on fera comme tu dis !
- Alors lève-toi et vas te mettre en tenue. J’y vais aussi.

Rose venait de prendre un douche et cela l’ennuyait beaucoup de devoir se changer à nouveau dans une perspective de transpirer au combat...
- Tu n’es as très charitable avec moi. Je venais de prendre ma douche...
- C’est toi qui a tenu à prendre une douche.

Lorsqu’ils se rejoignirent, Caleb lui annonça tout de go qu’ils allaient commencer par l’entraînement au combat.
- C’est vrai ?!
- Il faut bien commencer par quelque chose !

- Je suis une néophyte, essaye de ne pas l’oublier, hein ?
- Je ne l’oublie pas. Et tu es une belle néophyte, et pleine de bonne volonté en plus.

Le regard de Rose s’assombrit. Elle n’avait pas du tout envie de se battre contre son mari... Cela l’angoissait... Elle l’aimait trop.
- Tu ne dois pas avoir peur, ma douce. Tout cela n’est rien. C’est comme un jeu, tu verras.
- Je n’ai pas peur. Je suis prête, je t’assure.

Pourtant, Caleb sentit qu’il y avait autre chose.
- Qu’est-ce qu’il y a, Rose ? Tu ne me dis pas tout, je le sens.

- C’est l’idée de me battre avec toi... Tu es mon mari, je t’aime. Je n’arrive pas à concevoir que l’on puisse se battre, tous les deux.
- Je comprends...

Rose avait exprimé sa douleur en une seule phrase et cela perturba Caleb.
- Mais je suis prête à le faire, ajouta-t-elle. Qui sait, tu prendras peut-être une raclée ?

Ce n’était vraiment pas évident d’être le Maître de son Unique. Caleb en avait déjà entendu parler, mais se retrouver confronté à cela, le désarmait complètement. Devant la bonne volonté de Rose, il changea d’avis. Il ne voulait pas la brusquer, alors qu’elle recommençait à obéir à ses ordres. Il procéderait autrement, à un autre moment... Il avait, d’ailleurs, déjà une idée.
- Tu ne m’aurais pas mis de raclée, Rose mais je choisis de laisser tomber le combat, pour ce soir. Nous allons plutôt nous occuper de ta transformation.

- Tu dois absolument la maîtriser.

- Des transformations sans aucun contrôle finiraient par nous être nuisibles, et par nous faire repérer.

- Il est donc important que tu sois maîtresse de ton apparence.

- A toi, transforme-toi !
- D’accord, mon amour.

Rose s’exécuta aussitôt, soulagée de ne pas avoir à lutter physiquement contre Caleb. Ce dernier constata que sa femme maîtrisait très bien sa transformation. Et il en fut surprit.

Le tout, maintenant, était qu’elle puisse la contrôler en présence d’évènements difficiles, comme une soif accrue, par exemple.

Et pour cela, il fallait qu’elle garde sa forme sombre le plus longtemps possible. Il le lui dit.
- Ça veut dire que je me suis bien débrouillée ?
- Très bien.

- Cette nuit, tu vas garder ta forme sombre, ma douce. Cette forme est notre état naturel, ce que nous sommes. Il ne faut pas que tu oublies qui tu es, qui nous sommes. Nous sommes des vampires. Notre véritable apparence est celle-ci. Notre forme humaine n’est qu’un déguisement...
- Mon amour...

- Cette réalité est la nôtre. Nous ne sommes plus des humains, Rose et il faut que tu intègres cela. Je garderai aussi ma forme sombre, cette nuit. Nous vivrons ainsi tels que nous sommes réellement. Qu’est-ce que tu en dis ?
- C’est une très bonne idée.

- Est-ce que je t’ai dit que j’étais très fier de toi ?
- Pas depuis longtemps.
- Et bien je te le dis maintenant !
- Qu’as-tu prévu pour la suite du programme de formation ?

- Pour ce soir, rien. Nous allons profiter l’un de l’autre.
- Nous arrêtons là ?
- Ne voulais-tu pas profiter de la nuit ?
- Si... Mais j’étais prête à te suivre.

- Ne t’en fais pas. Nous avons tout le temps. Et puis, il m’a semblé sentir une bonne odeur de cuisine quand je suis rentré tout à l’heure !
- Je nous ai préparé un cocktail de crevettes avec des petits légumes et du fromage frais local. Je vais me changer. On se retrouve à la cuisine.

- Ce petit repas est un vrai délice, ma chérie.
- Ça me fait plaisir. J’adore te régaler. Bon, je n’ai pas mis d’ail mais dès que je le pourrai, j’en mettrai. Tu verras, c’est encore meilleur.
- Je te crois volontiers. Et que dirais-tu d’aller nous promener près du volcan après dîner ? Une petite balade digestive ?

- C’est vrai ? Oh oui, mon amour, ça me plairait énormément !
- Alors finissons tranquillement et je t’emmène avec moi jusque là-bas en vitesse vampirique.

Lorsque Caleb avait proposé à Rose de l’emmener près du volcan, il avait en tête bien plus qu’une promenade. Rose était émerveillée :
- Ce spectacle est grandiose !
Ils restèrent un moment à regarder la lave incandescente, subjugués par tant de beauté.

Puis Caleb s’approcha d’elle :
- Nous allons combattre ici. Nous sommes aux portes de l’Enfer, cela tombe plutôt bien.
- Avec cette chaleur ?

- Tu vas voir, ça va être très excitant.
- Ça a l’air de te mettre dans tous tes états en tous cas.

Caleb avait gagné son pari intérieur. Rose n’était pas du tout angoissée et avait presqu’oublié qu’elle allait combattre contre son mari. Elle se lança la première.

Contre toute attente, et même si elle était en mauvaise posture, Rose trouva ce combat très sensuel.

Caleb la dominait...

...et de loin.

Mais elle découvrit dans cette lutte, une nouvelle façon d’aimer son mari.

Certes, pour une vampire néophyte, elle ne se laissait pas faire...

...même si sa défense ressemblait beaucoup à celle d’une petite fille...

... mais les bras de Caleb, la force de Caleb dans toute sa fureur... Ce corps à corps aussi brutal que voluptueux, l’enveloppait de sensations nouvelles et indescriptibles. Elle se sentait toute à lui, Uniquement à lui.

Elle se prit alors au jeu, le menaçant, de toute sa faiblesse. Elle savait qu’il serait conquis.

Il riposta, immédiatement, la faisant plier. Elle tomba à genoux. Elle avait de multiples douleurs, mais la souffrance, elle en avait l’habitude avec son vampire de mari. Il redescendit doucement vers elle.

- Ça va, ma douce ?
- Je crois, oui... J’ai l’impression d’être désarticulée.
- Ne t’inquiète pas. Tu es un vampire maintenant. Ton corps va se remettre à la vitesse éclair. Donne-moi ta main. Je vais t’aider à te relever.

- Merci.
- Allez, viens mon cœur. Tes membres se ressoudent, ne le sens-tu pas ?

- Si, mais ça fait un mal de chien... J’ai été nulle, n’est-ce pas ?
- Nulle ?

- Tu plaisantes ! Je t’ai trouvée extraordinaire !
- Vraiment ?
- Je n’ai jamais vécu une chose pareille de toute ma longue vie !

- Moi non plus, je dois te l’avouer... Je ne pensais pas ressentir ce que j’ai ressenti... Tu avais raison, c’était très... excitant.

- Sais-tu ce qui m’a le plus excité ? Ta combativité. Elle m’a rendu complètement dingue !
- Ta puissance aussi m’a rendue dingue, Caleb...
- Et ta formation ne fait que commencer...
- J’en suis heureuse...

- Ce combat m’a vraiment échauffé les sens, Rose... J’ai une furieuse envie de toi !
- Moi aussi... Mais ici ? Ce n’est pas très sage...
- Qui a parlé d’être sage ? Nous sommes aussi des chauves-souris...
- Oui... J’avais presque oublié...

- Tu me fais tellement d’effet, Caleb...
- Je te veux maintenant, Rose Vatore ! Tu me suis ?

Ils se transformèrent alors, sous la chaleur du volcan et s’aimèrent à leur manière, de façon puissante et torride...

...d’une manière dont eux seuls pouvaient percevoir l’emprise et la profondeur. Ils s’aimèrent longtemps...

Puis ils reprirent leurs formes sombres, encore émus par l’intensité de ce qu’ils venaient de vivre.
- Je t’aime pour l’éternité.

- Moi aussi, Caleb. Pour l’éternité.

A suivre...
Crédit CC :
Maillot de bain de Rose : JARUSIMS
Nuisette de Rose : DARKNIGHTt
Crédit construction :
La maison est une création de CRUMBTOPDONUTS que vous pouvez retrouver sur la galerie sous le nom de "Paradise off the grid"
J'ai modifié certains éléments de décoration pour les besoins de l'histoire.




Bon, petite frayeur la dernière fois mais finalement, Caleb sait également se montrer (un peu) pédagogue !
L'idée d'une petite récompense vespérale après une dure journée d'entraînement a de quoi motiver Rose, après tout. Et elle en a besoin ! Cette période n'est pas facile pour une néophyte et s'entraîner sur la très solaire île de Sulani est un peu le baptême du feu... littéralement parlant, quand on voit cette dernière scène 😁
Sul sul Nathalie-san ! 🫡
L'entrainement de Rose avance doucement. 💪
Mais a-t-elle juste aimé combattre son mari ou le combat tout court ? 🤔
Connaissant le SBS, les plans de Caleb sont mal partit. 😜
PS: Désolé pour Max, RIP
Au prochain chap 😘