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G8/ Chapitre 50 - Le poids de la désobéissance

  • Photo du rédacteur: Nathalie986
    Nathalie986
  • 13 juin
  • 8 min de lecture

La nuit commençait petit à petit à laisser place au jour. Caleb emmena sa douce épouse faire de la voile.

-          Qu’est-ce que c’est beau mon amour... Je me sens si bien...


Mais ce n’était pas fini. Caleb lança des pétales de fleurs de leurs deux voiles. Il avait appris à faire cela avec le mixologue du bar d’Ohan’Ali.

-          Oh... mon amour c’est magnifique...

-          Toutes ces fleurs sont pour toi, ma douce. Des pétales de roses pour ma Rose.


Ils continuèrent à naviguer ainsi un moment, heureux, tout simplement, pendant que la lune se couchait...


...et allait bientôt céder sa place au soleil. Caleb signifia à Rose qu’il leur fallait rentrer sans tarder.


Ils retournèrent donc jusqu’à leur maison, à contre cœur. Caleb regarda sa femme avec un regard emprunt d’amour, de cet amour qu’il lui vouait depuis son adolescence à elle...

-          J’espère que tu as passé une bonne nuit, ma douce...

-          Ce fut une nuit merveilleuse. Je crois qu’il est maintenant tant pour moi d’aller me coucher...


Caleb ne la contredit pas. Elle suivait ses conseils de vivre la nuit et dormir le jour. Elle s’installait à présent volontiers dans son cercueil.


Il alla se détendre dans piscine pour admirer le fabuleux paysage que la nature sulanienne lui offrait.


Les journées de Caleb et Rose se passaient ainsi. Rose sortait de son cercueil vers quinze heures et attendait ensuite son époux qui arrivait une quinzaine de minutes après. Il l’éduquait alors à sa nouvelle vie de vampire, puis ils passaient de merveilleuses nuits ensemble. Rose attendait toujours son retour avec beaucoup d’impatience.


Caleb, lui, profitait du sommeil de Rose pour partir à la découverte de l’archipel qu’il aimait de plus en plus, grâce aux conseils précieux de Temoe, qui était devenu son ami.


Celui-ci l’avait sensibilisé aux problèmes écologiques de l’île, et lui avait aussi appris à pêcher les poissons nuisibles à son environnement, et à relâcher ceux qui lui étaient bénéfiques. Caleb se prit à pêcher de manière plus responsable. Il aimait cet archipel et se sentait concerné par sa santé.


Un jour, Temoe et lui eurent rendez-vous à Ohan’Ali devant la « guitoune » d’un commerçant. Son ami lui fit part alors d’une légende qui courait sur l’archipel tout entier, et plus encore sur cette île-ci, la capitale. Il y a longtemps, très très longtemps, des habitants se mirent à disparaître mystérieusement.


-          Pour certains, on n’en retrouva aucune trace... Pour d’autres, ils moururent, tout simplement, comme vidés de toute énergie vitale. L’archipel et ses habitants ne purent rien pour eux... Nos plantes, nos croyances, nos rituels... rien... Ils moururent... D’autres, encore en vie, semblaient avoir oublié quelques instants de leur vie. Une-demi-heure, une heure, c’était court mais ils avaient oublié...

-          C’est une légende, Temoe. Il faut prendre les légendes pour ce qu’elles sont. Votre peuple a-t-il trouvé le coupable à l’époque ?


Caleb savait que son ami lui parlait des vampires... Mais pourquoi maintenant ? Savait-il quelque chose ? Caleb décida de jouer sur le même tableau que Temoe et de faire celui qui ne comprenait pas.

-          Dans les écrits de l’ancien roi, il parlait de bêtes féroces.

-          Des bêtes féroces ? Quel genre de bêtes ?


-          Du genre de celles qui ont les canines acérées...

-          Des chiens ? Ou encore des loups, alors...

Temoe regarda Caleb. Il avait voulu le confronter, mais il se rendit compte que c’était peine perdue...

-          Laisse tomber... Je crois que je n’aurais pas dû te parler de ça.

-          Pourquoi ?


Pourtant, il sentait que son ami aurait bien voulu en savoir plus.

-          Tu m’en as trop dit ! Ou alors pas assez, Temoe !


Lorsque Temoe lui répondit, Caleb sut reconnaître en lui le même homme que lui-même était : prudent, qui disait ce qu’il faut, et uniquement quand il le fallait. Il ne se dévoilerait pas si facilement.

-          Pas assez, Caleb, à mon grand regret mais beaucoup trop je pense, pour aujourd’hui.

-          Tu en fais bien des mystères pour une simple légende !


Temoe se résigna alors à en dire « un tout petit peu plus » à cet ami qu’il sentait de son côté.

-          Il s’agit d’écrits, Caleb. Les écrits de notre ancien Roi dont je suis le dépositaire. Il n’y a aucun mystère. Les faits se sont produits. Il y a très longtemps, je dois te le confier, mais ils ont existé.

-          Tu en es le dépositaire ? Que dois-je comprendre ?


Les deux amis se toisèrent. Aucun d’eux n’était dupe face à l’autre... Temoe posa la question et Caleb avoua.

-          Tu le sais, Caleb. Tu as très bien compris.

-          Tu es le Roi de Sulani, n’est-ce pas ?


-          Je le suis, oui. Je suis le garant de la préservation de l’île et de ses habitants.

-          Pourquoi ne m’en as-tu jamais parlé ? Nous sommes amis, non ?

-          C’est vrai mais quelque part, nous nous connaissons à peine.


-          Je t’apprécie beaucoup Caleb et je te promets que je t’en dirai plus, mais pas maintenant.

-          Très bien, je respecte. Je t’invite à boire un verre ?

-          Je ne sais pas...  Rose doit m’attendre depuis un moment déjà.


-          Un petit verre. Ça ne nous prendra pas longtemps.

Caleb hésita puis finit par accepter.

-          D’accord, c’est parti !


Rose attendait depuis un moment. Elle se demandait ce qui pouvait bien retenir Caleb. Elle avait soif, très soif.


Et il avait promis de lui ramener des packs de plasma. Elle avait fini le dernier il y a plus de deux heures...


Où pouvait-il bien être ? Jamais il ne l’avait laissée seule si longtemps...


Caleb discutait encore avec Temoe. Il ne s’était pas rendu compte de l’heure tardive tant ils s’amusaient.

-          Je n’ai pas rigolé ainsi depuis bien longtemps !

-          Moi non plus !


Lorsque son regard tomba sur la vieille horloge du bar, il informa Temoe qu’il devait partir tout de suite.

-          La nuit est déjà tombée. Il faut vraiment que j’aille retrouver Rose. Cela fait des heures qu’elle m’attend et elle est malade, ne l’oublie pas. J’ai déjà beaucoup trop tardé.


Caleb s’inquiétait. Rose devait être assoiffée... Temoe l’enlaça.

-          A bientôt mon ami.


-          Et prend bien soin de ta femme. Continue à la soigner comme tu le fais.

-          Merci mon ami.


Pendant que Caleb entamait son troisième verre au bar d’Ohan’Ali, Rose n’en pouvait plus d’attendre.


La nuit était tombée, elle était assoiffée, et son mari ne revenait pas. Elle décida de partir à sa recherche.


Elle se rendit directement au bar de la capitale. Lorsqu’elle arriva, le bar était plein à craquer.


Elle constata, avec déception que son mari n’était pas là. Son entrée fit sensation et le barman l’interpella.

-          On peut vous aider, Mademoiselle ?

-          Non merci. Je cherchais quelqu’un.


-          Je veux bien être ce quelqu’un, moi ! s’enhardit un client du bar.

Rose ne répondit pas. Elle se tourna vers une jeune femme qui s’adressait à elle :

-          Vous ne seriez pas la femme de Caleb, par hasard ?


Aux mots de la jeune et belle autochtone, tous reprirent leur conversation.

-          Oui... Vous le connaissez ?

-          Pas personnellement. Mais tout le monde le connait ici. Mon mari m’a dit qu’il était parti depuis une quinzaine de minutes. Vous devriez rentrer chez vous. C’est là qu’il est allé.


Rose ignora sa remarque. Elle devait sortir de ce bar. Tous ces cœurs qui battaient la chamade, et cette odeur de sang humain... Cela la rendait folle. Sa soif s’intensifiait à chaque seconde.


Elle ne voulait pas se transformer inopinément devant tous ces gens. Caleb ne le lui pardonnerait jamais.


Alors qu’elle s’apprêtait à rentrer, elle vit une jeune femme qui marchait tranquillement sur le sable. Elle était seule, elle était là... Et Rose avait soif. Il n’y avait personne alentour. Elle l’appela.

-          Excusez-moi ! Mademoiselle !


Elle décida de se lancer. Juste un petit peu de sang, pas grand-chose... Un tout petit peu... Personne n’en saurait rien. Elle avait appris à maîtriser l’hypnose avec Caleb.

-          Oui ?

-          Je suis désolée mais je suis perdue... Pourriez-vous m’aider ?


La jeune femme se rapprocha, confiante.

-          Bien sûr.

-          Oh merci beaucoup !


Rose tenta alors de l’hypnotiser. C’était un test grandeur nature...


...et à sa grande surprise, cela fonctionna.


L’autochtone était à sa merci, le cou relevé et offert.


Elle n’avait plus qu’à se servir.


Ce sang était si bon, si différent de tout ce que lui avait fait goûter Caleb...


Elle n’arrivait plus à lâcher sa proie...


Mais soudain, elle eut comme un éclair de conscience et s’arrêta. Elle fit face à sa victime.


Celle-ci avait deux marques dans le cou et semblait toujours sous l’effet de l’hypnose. Rose réagit vite.

-          Tu ne te rappelleras rien de ce qui s’est passé ici.

-          Oui Madame.


-          Tu ne te souviendras même pas m’avoir vue. Comment t’appelles-tu ?

-          Aliaa Turei, Madame.


Rose lui intima l’ordre de partir et d’aller dormir. Elle n’était pas fière d’elle, mais surtout elle se souvenait de l’hypnose que lui avait fait subir le Comte Vladislaus Straud lorsqu’il lui avait pris son bébé... Elle avait fini par se souvenir... Et si Aliaa... Il fallait qu’elle rentre à présent. Mais qu’allait dire Caleb ? Il savait toujours tout... Et puis, elle se sentait minable. Pourtant, elle avait vraiment apprécié ce sang si doux et si chaud...


Il était vingt-deux heures. Caleb était en colère. Où était Rose ? Il l’avait cherchée partout, mais il ne l’avait pas trouvée. Bien sûr, il avait lui aussi ses torts. Il était resté beaucoup trop longtemps avec Temoe.


Il aurait dû lui ramener ses packs de plasma en temps et en heure. Elle avait dû avoir très faim. Mais que pouvait-elle bien faire à l’heure qu’il est ?


Caleb était de plus en plus inquiet et il s’en voulait, à lui, autant qu’à elle.


C’est alors qu’il la vit approcher.

-          Où étais-tu ?


-          Je te cherchais.


Elle avait une odeur de sang... Caleb se leva et regarda son visage. Du sang coulait de ses lèvres... Il sentit une vague de colère le submerger.

-          Mais qu’as-tu fait ?

-          Je ne sais pas... J’avais très faim... Je n’ai pas pu m’en empêcher.


Caleb avait peur, peur de ce qu’avait pu faire Rose...

-          Est-ce que tu as tué quelqu’un, ce soir ?

-          Non... Je n’ai tué personne.


-          Comment as-tu osé t’en prendre à un humain ?

-          Je suis désolée...


Et Caleb perdit son sang-froid. Il haussa le ton comme il ne l’avait jamais fait auparavant. Rose fut surprise.

-          Je te l’avais formellement interdit, tu entends ! Formellement !! Tu m’as désobéi, Rose !


Puis il reprit le contrôle de lui-même. S’énerver après Rose ne servirait à rien, et ne l’aiderait pas à savoir ce qui s’était réellement passé.

-          Dis-moi ce que tu as fait exactement.

-          Je l’ai hypnotisée, puis je me suis nourrie sur elle. Et je l’ai ensuite hypnotisée pour qu’elle ne se rappelle rien.


-          Tu sais comment elle s’appelle ?

-          Oui. Aliaa Turei.


Au moins, Rose avait retenu les leçons qu’il lui avait apprises, pour le cas où ce genre de situation se produirait...

-          Va te laver. J’ai une chose à régler. On en rediscute après. Et ne sors pas de la maison.

-          Oui, Caleb.


Caleb était parti. Elle avait pris sa douche, se demandant qu’elle était cette chose qu’il avait à régler, mais elle supposait qu’elle était en rapport avec sa victime.


Elle se rinça la bouche plusieurs fois. La culpabilité la tenaillait, et elle n’avait jamais vu Caleb dans cet état, sauf peut-être la fois où il l’avait surprise au soleil, devant la maison. Il n’en resterait pas là, elle le connaissait mais elle était consciente d’avoir mal agi et, surtout, de ne pas avoir écouté son Maître.


Lorsqu’elle eut fini, elle aperçut Caleb à travers la vitre de la salle de bain. Il s’était assis sur le lit et l’observait, le regard sévère. Depuis combien de temps était-il là ?


Elle entra dans la chambre. Il n’en resterait pas là, c’est sûr. La faute qu’elle avait commise aurait pu être très lourde de conséquences.


Caleb se leva alors. Son ton était directif.

-          Se nourrir d’un humain est grave. On reste à la maison, ce soir. Suis-moi sur la terrasse !



A suivre...



Crédits CC :

  • Nuisette de Rose : SIMS2FANBG

  • Rouge à lèvres de Rose après la morsure : FASHION ROYALTY SIMS

  • Brassière de Rose : DGANDY


Crédit construction :

  • La maison est une création de CRUMBTOPDONUTS que vous pouvez retrouver sur la galerie sous le nom de "Paradise off the grid"

  • J'ai modifié certains éléments de décoration pour les besoins de l'histoire.





4 commentaires


Eljisim
15 juin

Aïe, il fallait bien que ça arrive un jour... J'espère que Caleb gardera en tête que cette mésaventure est quand même en bonne partie de sa faute. C'est une chose de fixer des règles avec Rose et de se placer comme un pilier de son apprentissage, mais un pilier se doit d'être constant et stable. Et aller boire des coups au bar avec une jeune vampire qui n'a pas encore appris à contrôler sa soif, ce n'est pas vraiment être constant et stable 😅

Rose a fait ça proprement, si j'ose dire, mais espérons que Caleb n'ait pas cherché à effacer les traces de manière trop... radicale 😱

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Nathalie986
Nathalie986
20 juin
En réponse à

Coucou Elji


Oui, oui, Caleb est conscient de sa responsabilité dans ce qui est arrivé. Il avait la charge et le devoir de protéger Rose et de lui éviter ce genre de situation et, comme tu dis il a manqué de constance et de stabilité. Le pilier a failli, et bien failli. 😬


En ce qui concerne la pauvre victime de Rose, tu crois qu'il aurait réglé le problème de façon... définitive ? 🤫


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Aoi-senritsu
13 juin

Sul sul Nathalie-san

J'ai envie de dire qu'elle goute enfin à la vrai vie de vampire. 😏

Elle va être puni !

🫡😘

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Nathalie986
Nathalie986
20 juin
En réponse à

Coucou Aoi-Senritsu,


A voir pour la punition...

Mais, en tous cas, oui, pour le coup, elle s'est comportée comme une vraie vampire assoiffée de sang, ce qu'elle était, à ce moment-là, il faut bien le reconnaitre 😅

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